Archives mensuelles : février 2015

Plantation de fruitiers

Inventaire :

  • Abricotier Saumur, 4 ans
  • Quetsche, 1 an
  • Cerise Burlat, 2 ans

Le tout en demi-tige.

Merci au pépinièriste qui m’a montré comment tailler les branches et rafraîchir les racines, alors qu’il était déjà bien occupé, super sympa.

Voilà, les 3 sont plantés ; dans la « prairie », la terre est belle. Elle est très compacte sur 8cm, plein de racines d’herbe très denses ; ensuite on trouve 30 à 40 cm de terre végétale ; et encore en-dessous au moins 30 cm d’argile marron qui s’effrite facilement (contrairement à l’argile très pateuse et compacte qu’on a un peu partout). Quelques caillous calcaire ou métamorphiques facile à casser à la pioche.

Le tout fait un beau mélange humus/calcaire/argile qui devrait leur réussir. En tous cas je leur souhaite.

Mise à jour 25/03/2015 : premières fleurs sur l’abricotier ! Oh mon chti bébé il est meugnon !

Abricotier premieres fleurs

Un pissenlit à fait le printemps

En passant devant un champ j’ai aperçu les premiers pissenlits ; quelques tâches jaunes éparses, très peu, une vingtaine à l’hectare peut-être.

Et en rentrant il y en avait un devant le garage ; bien éclos, en étoile, très ouvert. Photographié à 16h, à mon avis à midi il n’était pas encore ouvert, et je lui décerne en grandes pompes le prix de premier pissenlit de l’année :Premier pissenlit

Eloge de la patience

La Nature enseigne la patience.
Je suis surpris de constater, dans de nombreux domaines, à quel point on se fatigue pour accomplir des choses que le temps, seul, réussit très bien à faire. Très bien, et même souvent mieux que l’homme.

  • Le séchage du bois : il suffit d’attendre. Le bois qui sèche doucement est meilleur que celui qui sèche vite ;
  • La coupe du bois : il suffit d’attendre. L’arbre, de son vivant, est déjà généreux en branches mortes de toutes tailles. A sa mort, il offre son tronc. Si on attend trop on le trouve au sol, mais si on arrive au bon moment, il suffit d’une légère poussée pour le cueillir ;
  • Les déchets : que d’aller-retours, de déchetteries et de sacs poubelles, pour accueillir des « déchets », qui laissés un an en tas quelque part, produisent sans aucune intervention une terre fertile ;
  • Le vin : pour l’élever, il faut souvent attendre ;
  • Les fruits : pas besoin d’échelle, beaucoup de fruits tombent au moment où ils sont parfaitement mûrs. Pour peu que le sol soit souple, ils suffira de les ramasser, intacts ;
  • Les légumes : on peut cultiver sans arroser, sans désherber, sans chimie. La plante s’épanouit et offre ses parties comestibles ;

De nombreux processus ne nécessitent qu’une intervention ponctuelle et intelligente à un ou plusieurs moments précis. La qualité du résultat dépend plus de la ponctualité et de la finesse de l’action que de l’énergie dépensée.

Comment extrapoler cette pensée à la vie humaine dans son ensemble ? On pourrait dire que la vie mène à la mort sans qu’on ait besoin de rien faire pour l’aider. C’est bien le temps qui en est le maître absolu. On pourrait aussi dire que les fruits de l’existence s’avèrent bien plus généreux si on les cueille avec intelligence et ponctualité, plutôt qu’avec force et sueur ; que rien se sert de courir, qu’il faut du temps pour mûrir.

Tout vient à point à qui sait attendre ; mais l’attente est un art subtil que l’oisif méconnait.

Ordres de grandeur du bois de chauffage

Avec maintenant un peu de recul, voici quelques ordres de grandeur, à la louche :

 Mètre cubeHeure de travailJournée de chauffage (hiver)Euro
Brouette0,11/2 heure28
Mètre cube152080
Heure de travail0,21416
Journée de chauffage (hiver)0,051/4 d'heure14
Production annuelle hectare de feuillus
251255002000
Année de chauffage525100400

La journée de chauffage s’entend au plus froid de l’hiver. Bien sûr tout cela varie pas mal selon les régions, les bois, etc, mais l’ordre de grandeur est juste.

Quelques extraits significatifs :
– On peut chauffer une famille avec 2000 m² de forêt de manière durable
– On peut produire son propre bois de chauffage moyennant 3 jours de travail par an

Swag de l’infini, partie 1 : faire taire le mental

Curieux parcours que celui qui mène de programmeur à bûcheron.

Il est n’est pourtant pas rare ; on trouve, dans le monde des informaticiens, beaucoup d’individus qui s’intéressent au spirituel, et au retour aux sources. C’est parce que tout ce qui monte se rejoint.

Par « tout ce qui monte se rejoint », j’entends ceci : « toutes les voies d’excellence mènent au même point » et aussi cela : « toutes les recherches spirituelles aboutissent à la même vérité ». Les développeurs informatique sont au top, dans les métiers moderne, du développement logique. Le métier requiert en effet rigueur mentale, largeur de vue, capacité analytique. On voit qu’à mesure que ces facultés se développent, l’individu accède à autre chose ; à une chose d’une autre sphère.

Dans de nombreux domaines, le constat est similaire ; les grands scientifiques, les grands artistes, les artisans exceptionnels, les sportifs aboutis, tous découvrent que leur pratique comporte des aspects transcendantaux que le débutant ne soupçonne pas.

C’est en cela, que d’une part, « tout ce qui monte se rejoint » ; le scientifique et l’artiste se retrouvent dans un ailleurs que leur auto-perfectionnement a fini par rejoindre.

Lorsqu’on perfectionne une pratique à un point suffisant, les gestes, les bases, la manière s’effacent, complètement délégués à une part inconsciente du cerveau qui les gère impeccablement. Reste alors… Quelque chose. L’essence de la pratique, son souffle, son âme ; et c’est bien cela qui semble identique et commun à tous les métiers, aussi divers puissent-ils paraître.

Ce phénomène, j’essaye de le transposer dans des domaines beaucoup plus quotidiens.
Il s’agit de faire taire quelque chose, pour qu’autre chose s’exprime.
Ce qui doit se taire, c’est le mental. Ce mental, que justement mon éducation et ma pratique ont développé très haut, a toujours été très bavard. Et à dessein : jeune adolescent, m’apprêtant à prendre le contrôle de ma propre existence, il m’était apparu qu’une réflexion consciente, guidée, et soutenue pouvait mener à des bénéfices extraordinaires en peu de temps. Je m’étais donc efforcé de prendre l’habitude de réfléchir intensément, au quotidien, dans tout un tas de situations où l’on pourrait avoir l’esprit simplement vide ou embrumé. Cette démarche a porté un certain nombre de fruits, mais le mental a pris des habitudes et a été porté à croire qu’il était maître à bord.
Il faut donc maintenant qu’il apprenne à se taire.

Assurément, comme les étoiles sont nombreuses dans l’univers, et la vie variée sur terre, l’homme est constitué d’une foule de composants, d’aspects. L’homme est une communauté, dont le mental fait partie. Et en vertu de lois oubliées depuis longtemps par notre civilisation, le comportement de l’homme vis-à-vis du tout dans lequel il existe influence le comportement de chacune des parties de l’homme vis-à-vis de sa propre intégralité. Et c’est ainsi que mes habitudes de bonté à l’égard de mes semblables me sont une fois de plus utiles (au centuple, cela te sera rendu !), puisque mon mental semble lui aussi vouloir se comporter avec bonté vis-à-vis des autres parties de mon être, ce qui facilite grandement la manœuvre.

Et quand le mental se tait, on entend autre chose, un autre monde qui hurlait depuis toujours pour se faire entendre, et qui attendait patiemment que peut-être un jour, une oreille se tende.

A suivre :
Partie 2 : vivre et modéliser
Partie 3 : une porte intérieure

Rangement du bois

Un grand merci à Giad et Emilien, il y avait du boulot pour ranger le bois ! Sous les petites branches, on a trouvé des grosses, pas toutes coupées, et on a fait un beau tas de bois avec le tout.

Léger terrassement à la pioche entre deux arbres, puis pose de deux rangées de parpaings pour isoler le bois de la terre ; suite à cela on a planté un poteau vertical (sans se faire mal aux doigts !), qui ma foi tient plutôt pas mal !

Le lendemain j’ai aussi rangé le tas sur lequel se tient Elliott sur la première photo.

Merci aussi les chênes ! On fera bon usage de votre bois.