Archives mensuelles : novembre 2015

Bois mort, bois de chauffage

Contrairement à ce que l’on peut croire, le bois mort qui jonche le sol des haies et des forêts est extrêmement utile. Il est utile au maintien de la vie des microbes, des insectes, voire des petits mammifères dans le cas du bois de gros diamètre. Il peut aussi servir à l’homme, particulièrement en tant que bois de chauffage.

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Qu’est ce que l’écologie ?

Puisque la rubrique s’appelle écologie essayons de savoir de quoi on cause.

Ecologie vient de « éco- » (du grec ancien pour maison) et de « -logie » (du grec ancien pour science). Il s’agit au départ de l’étude d’un être vivant et de ses relations avec son environnement. Mais aujourd’hui le mot « écologie » évoque plutôt la protection de la planète en vue de la préservation finale de l’espèce humaine. Le glissement a donc été double : d’une part « être vivant » est devenu « être humain » et « étude de ses relations » est devenu « méthode pour ne pas crever collectivement dans un désert radioactif à l’horizon de 100 ans ».

Ce glissement est un peu réducteur, et la définition première est plus riche, car elle évoque la compréhension des relations d’un être (« maison ») avec le monde dans son ensemble, avec l’altérité, sujet passionnant et métaphysique. Mais peu importe, on peut réfléchir à des choses très intéressantes dans le cadre de la définition contemporaine (et on va le faire !)

Le problème de l’écologie c’est qu’au fur et à mesure que le terme est devenu mainstream, il s’est affadi. Comme beaucoup d’autres concepts, au fur et à mesure qu’il a été récupéré, il a été non pas vidé de son sens, mais en fait complètement retourné, façon Orwell.

En effet, pour les vieux militants, l’écologie en tant que projet de société, c’est l’homme qui s’intègre dans la nature et y prend une place mesurée, équilibrée, donc respectueuse et humble. A l’inverse, l’écologie moderne et industrielle c’est, au choix :

  • Le développement durable : c’est la continuité du développement industriel, donc de la domination de la nature par l’homme, l’augmentation continue de sa suprématie, dénommée « développement », mais de manière durable, c’est à dire en évitant la destruction complète de la nature nourricière mise au pas. Il s’agit bien d’une relation d’asservissement du monde par l’homme, mais d’un asservissement dont la morale serait centrée sur la préservation de l’existence et de l’utilité de l’asservi ; c’est la morale du parasite, qui ne tue pas son hôte mais veille à ce qu’il continue à produire pour lui.
    « développement durable » est un oxymore évident, puisque le développement n’est, par définition, jamais durable dans un monde fini. Seul ce qui stagne ou oscille est durable.
  • La croissance verte : l’idée est proche car les mots « croissance » et « développement » sont ici synonymes, mais « vert » diffère de « durable » en cela qu’il s’agirait de faire propre, beau, bio, naturel, avec des plantes en pot dans la vitrine. Autre idée cachée derrière ces mots, celle de créer de la croissance dans le secteur des énergies renouvelables. Oui, les énergies renouvelables, c’est « vert », ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien, c’est peut-être parce que le charbon et le pétrole c’est noir, alors qu’un barrage hydroélectrique ou un panneau solaire c’est vert – oh wait. On retombe de toutes façons dans la même ornière, à savoir que le « vert », la nature en fait, va permettre à l’homme de faire plus de profits, plus de croissance, plus de confort, plus de pas vert.
  • Le green business : alors là c’est parti, on assume, on anglicise, on se BFMise, on s’enjaille, on parle business à la « wesh tu vois » c’est pas juste de la croissance, qui pourrait à la rigueur vouloir se faire passer pour un projet collectif, non finalement c’est du profit personnel car fric = pognon. Ici tout devient clair, le « green », le vert, l’écologie ce n’est donc l’étude des relations à l’environnement que dans la mesure ou cette étude aboutit à des méthodes concrètes de domination du dit environnement ainsi que de son prochain.

Et donc dans tout cela, le point commun, c’est que l’humilité n’est plus de mise ; pour une raison que j’ignore, l’homme veut la suprématie, se mettre au-dessus de tout ce sur quoi son regard se pose (à tel point d’ailleurs qu’il cessera de poser son regard sur ce qu’il ne peut maîtriser mais c’est une autre histoire).

Cette raison que j’ignore, les indiens Hopi la connaissent : ils nous appellent (nous les occidentaux) les « petits frères » ; des frères, ok, mais petits, car ils cassent tout, sont colériques, ignorants, imbus d’eux même, bref, pas sages :)

On essayera donc dans cette rubrique de parler des rapports de l’homme à la nature. On ne se privera d’y aborder les sujets d’écologie moderne tels que production d’énergie, gestion des déchets, mais généralement sous l’angle d’une critique fondée sur un idéal de relation plus humble à l’environnement.

Pourquoi tous ces bilans carbone ?

On entend parler des rejets de CO2 partout, des billets de train aux factures d’EDF. Avoir un bilan carbone neutre est devenu signe de vertu. Qui sait pourquoi ? Presque personne. Que croient la plupart des gens ? Ils croient que l’émission de CO2 dans l’atmosphère provoque le réchauffement climatique, qui a son tour provoque le dérèglement du climat, donc… des problèmes ! Et graves en plus.

Et pourtant, sait-on que :

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