Pourquoi tous ces bilans carbone ?

On entend parler des rejets de CO2 partout, des billets de train aux factures d’EDF. Avoir un bilan carbone neutre est devenu signe de vertu. Qui sait pourquoi ? Presque personne. Que croient la plupart des gens ? Ils croient que l’émission de CO2 dans l’atmosphère provoque le réchauffement climatique, qui a son tour provoque le dérèglement du climat, donc… des problèmes ! Et graves en plus.

Et pourtant, sait-on que :

  • Le CO2, dont la teneur dans l’atmosphère est de 0,03%, contribue moins à l’effet de serre que la vapeur d’eau, qui est responsable d’environ 75% de l’effet de serre.
  • Le CO2 n’est pas toxique ; il favorise la croissance des végétaux ; sa concentration actuelle dans l’atmosphère est élevée à l’échelle du temps humain et faible à l’échelle géologique
  • Le climat est quelque chose de complexe, il se peut qu’au delà d’une certaine concentration de CO2 (ou d’autre chose) dans l’atmosphère, les effets changent, cessent, ou s’accroissent.
  • Il n’y a pas de consensus scientifique mondial au sujet du CO2 et de son rôle sur le climat, il y a des controverses, ce qui est bon et normal. Il y a aussi le GIEC, un organisme politique, qui veut faire croire qu’il y a un consensus.

Pourquoi rappeler tout cela ? Pour remettre les choses en perspective, et inviter à ne pas faire du bilan carbone une religion. Pour rappeler à chacun qu’il a la possibilité de se renseigner et se faire un avis par lui-même.

Alors faut-il rejeter du CO2 sans se soucier de rien ? Probablement pas. Mais j’aimerai que l’on respecte une certaine hiérarchie de la gravité en se souciant en premier lieu des éléments toxiques que l’on génère, des armes de destructions plus ou moins massive que l’on fabrique, des sols que l’on détruit, des sols que l’on recouvre de béton, des continents de déchets en plastique qui se forment dans les océans.

Pourquoi, alors, se focalise-t-on sur le CO2 ? Simple erreur d’analyse ? Non, conséquence logique de notre incapacité à remettre en cause notre mode de fonctionnement de la société. La régulation de la production de CO2 est quelque chose de simple, compréhensible (brûler pétrole : +CO2 ; planter arbre : -CO2), et surtout qui permet de continuer à faire le maximum de conneries avec le minimum d’aménagements, aménagements dont le poids est porté en grande partie par les pays émergents. Donc tout le monde se jette dessus, les citoyens croient comprendre, les industriels peuvent s’adapter en maintenant leur taux de profit, les scientifiques se conforment au consensus pour pouvoir continuer à travailler, et les politiques font semblant de piloter tout cela pour se faire réélire. Et dans 30 ans quand la vérité officielle aura changé, on parlera de notre époque avec condescendance, et on s’accrochera à une autre lubie élevée au rang de vérité définitive.

Voilà, maintenant vous savez pourquoi on parle tant du bilan carbone :)